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jeudi 26 mai 2011

Dans l'Outback le long de la Stuart Hwy

Alors que s'est-il passé depuis que j'ai quitté les Grampians et l'état du Victoria ? Hé bien ça y est, je suis dans l'Outback, le Red Center, the Middle of Nowhere Down Under. Laissez-moi vous raconter :

Arrivé à Adelaide, j'ai voulu me trouver un compagnon de voyage, via Gumtree qui permet aussi bien de trouver une voiture, un job, de l'électroménager ou un partenaire. C'est comme ça que je suis tombé sur Alon, un Israélien. Et comme tout Israélien il voyage après son service militaire : 3 ans pour les hommes et 2 ans pour les femmes. De service militaire, pas de voyage.

Breakfast in the Flinders
Wanna some yoghurt ? Or do you prefer the Nutino ?

Nous nous sommes alors rendu dans les Flinders Ranges, qui est une très vieille chaine de montagnes érodées au Nord-Ouest d'Adelaide. C'est ainsi qu'on a eu notre premier aperçu de l'Outback, entre peintures aborigènes, vieilles ruines et chemin non carrossable (en tout cas pas pour le White Wombat). Alon fut un partenaire fort intéressant et on a eu de bonnes discussions en tout genre, politique, religion voire culinaire ! Ce fut un contact très enrichissant, une nouvelle fois.

Maison abandonnée
Une vieille bâtisse de Blinman

Après qu'il s'en fut retourné à Adelaide, j'ai rencontrée Guillaume et Anne-So, deux Français dans un wicked campervan et comme nous avions le même itinéraire, nous somme partis ensemble le long de la Stuart Hwy. John McDouall Stuart est le type qui a mené 6 expéditions pour tenter de traverser l'Australie du Sud au Nord et aujourd'hui une route nationale suit une de ses traces.
Et c'est à ce moment que je me suis (vraiment) rendu compte de l'immensité du territoire, lorsque le GPS m'a indiqué le prochain virage dans 1024km.
Au menu, une station essence toutes les 150km, des Road Train, ces immenses camions tirant jusqu'à trois remorques, des vaches ou des kangourous se décomposant sur le bord de la route et un terrain plat parsemé de buissons secs à perte de vue.
Vous l'aurez compris, il n'y a pas grand chose à faire dans ce dramatique coin de l'Australie, hormis le musée des missiles (quelques essais nucléaires ont sévi dans le coin, sans remords pour la communauté aborigène vivant ici) et faire le plein dont le prix s'incrémente à chaque station.

Welcome to Glendambo
Glendambo, une station-relais le long de la Stuart Hwy

On y croise cependant passablement de retraités qui font leur tour de l'Australie, et généralement ils sont en 4x4 trimballant la caravane, avec parfois la barque sur le toit, les vélos à l'arrière et l'écran plasma dans le living room.
La plus grande ville avant Alice Springs fut Coober Pedy, considérée comme la capitale de l'opale. Plantée dans la partie la plus aride de l'Outback, les premiers colons débarquant de la première guerre mondiale construisirent leur habitation sous-sol. Un peu comme des maisons de hobbits mais en vachement moins poétique. Aujourd'hui on peut visiter les galeries d'opales, un ou deux musées et même les églises taillées dans la roche.

Catacomb Church, an underground church in Coober Pedy
Catacomb Church à Coober Peddy

Les locaux sont soit sur la défensive et peu amènes, soit chaleureux jusqu'à ce qu'on dise "Non, je ne suis pas intéressé à acheter vos foutues, mais néanmoins très jolie opales". Bref, ça change de la surf attitude
A 30km au nord, se trouvent curiosités qui valent le détour : The Dog Fence, une clôture de 5500km traversant 4 états et deux fois plus longue que la Grande Muraille de Chine, et les Breakaways. La première fut érigée pour tenir les dingos, les natifs chiens sauvages au Nord, à l'écart des moutons et du bétail au Sud. Patrouille, pièges et poisons sont disséminés avec pas tant de succès d'après ce que j'ai pu comprendre.

The Dog Fence, 5500km
The Dog Fence, la plus grande barrière jamais construite

Les Breakaways sont les vestiges de l'époque où une mer recouvrait les environs, avec le "mesa" au sommet dont les flancs érodés descendent jusqu'à la plaine qu'on connait aujourd'hui. Ce désertique mais spectaculaire décor se décline en nuance de banc, roux et ocre avec une végétation parsemée, réminiscence de la pluie du mois passé. Ici ont été tournés des films comme Red Plannet, Mad Max III, Priscilla, Queen of the Desert ou Ground Zero.

2011.05.16_Breakaways-51
The Breakaways

Depuis là, il restait encore deux jours de route avant d'atteindre l'objet de mon voyage, mon rêve d'enfant et le symbole de l'Australie : l'Ayers Rock, appelé à nouveau par son nom aborigène Uluru.
Au détour d'une colline, une grosse masse rocailleuse s'est détachée de l'aride plaine : il s'est avéré par la suite que c'était le Mt Conner, souvent confondu avec Uluru, mais l'excitation apparu et Uluru, le vrai, s'est révélé 80km plus loin. Nulle photo ne retranscrit l'immensité et la majéstuosité du roc, on a peut-être pu voir son image de nombreuses fois mais rien n'égal le spectacle sous nos yeux…
En fin d'après-midi, au soleil couchant, le rocher luit de son orange surnaturel avant de s'assombrir pour dormir. Les dégradés de couleurs dans le désert sont magnifiques, passant par toutes les nuances de jaunes, oranges, rouges jusqu'au bleu sombre. Lorsqu'Uluru se découpa en ombre chinoise dans la palette du couchant, les Kata Tjuta au loin, je su que je venais d'accomplir mon rêve.

2011.05.18_Uluru-23
Pénombre sur Uluru - Kata Tjuta National Park

Il n'existe pas de mot pour décrire cette sensation, entre exaltation, ravissement et paix intérieur. Ce fut spirituellement intense et j'ai appris qu'on était en droit d'avoir des rêves et de se donner les moyens de l'accomplir. Et pour couronner ce moment magique et unique, la pleine lune, aussi rousse que les couleurs du Red Center se leva pile à l'opposé d'Uluru, venant nous saluer de sa forme parfaite.

Les Kata Tjuta se dressent à 35km de là, ou 5 jours de marche pour les Anangu, les propriétaires traditionnels des lieux. Signifiant "plusieurs têtes, 36 dômes s'élèvent du désert et proposent une magnifique randonnée au travers des couloirs formés entre les têtes, bien plus diversifiées que la marche autours d'Uluru. Je ne suis pas allé piétiné le somment, ni pris de photo des lieux sacrés conformément au voeu de la communauté locale.

Kata Tjuta - The Olgas
Kata Tjuta - The Olgas

A propos, je me sens toujours mitigé à venir visiter des lieux qui ont un aspect sacré et vénéré aux yeux des Aborigènes vivants toujours aux alentours. De même qu'on ne voudrait pas une horde de Japonais venant à un mariage ou un enterrement, je me sens irrespectueux d'arriver dans des lieux aussi symboliques en ayant aussi peu de connaissances sur la culture locale. Il est vrai que les vrais habitants de l'Australie ne partagent qu'une infime parcelle de leur savoir, ce qui est compréhensible : même entre eux, des secrets sont gardés entre hommes et femmes et seuls certains initiés, comme les Elders ont le droit de transmettre certaines histoires et légendes. C'est un peuple qui fut là avant les pharaons et qui transmettent leur culture de bouche à oreille, c'est pour cela qu'il existe si peu "d'art aborigène", ayant également renoncé traditionnellement à la possession matérielle.

J9 / La Carte Postale : Art aborigène
Peintures aborigènes

C'est une partie de ce que j'ai pu apprendre sur les Aborigènes, bien qu'il ne faut pas en faire une généralité de ces quelques 250 tribus différentes, chacune ayant leur culture, langue et rituels. Entre eux, ils ne se permettaient pas de traverser le territoire voisin sans en apprendre la langue, l'histoire, les lieux sacrés et les lois en vigueur. Une des parties la plus sombre du pays fut lorsque le Gouvernement autorisa à saisir les enfants métisses dans le but d'accélérer la disparition des Aborigènes et les plaçants dans des institutions ou des familles d'adoption en leurs interdisants même de parler leur langue pour les couper définitivement de leurs racines. Le Gouvernement formula des excuses en 2007.

Aujourd'hui je suis à Alice Springs et nombreux sont les Aborigènes qui errent dans la rue. Je ne sais pas quoi en penser, que faire et j'ai peine pour eux.

One of the brighter sunrise I've ever seen

mardi 10 mai 2011

De Melbourne à la frontière du South Australia

Alors quoi de neuf depuis la Tasmanie ? De retour sur le continent, mon portable m'avait fait le déplaisir de tomber en rade. Si vous voulez toute l'histoire du SAV d'Apple, jetez un oeil au post précédent. Sinon, continuons l'histoire :
Après que le Valonneux s'en fut retourner à l'IMT bosser sur les projets que je n'ai pas fini, j'ai retrouvé Yannick qui s'est fait envoyé 2 ans par Bobst à Melbourne. Etant fraichement arrivé, il bénéficiait de l'appartement de location fourni par la boite, voyez plutôt la vue du 25e :

2011.04.20_Melbourne

Mais comme c'était trop confortable, on est parti passer le week end de Pâques sur Philipp Island. Philipp Island est une des destinations les plus touristiques de l'état du Victoria, notamment pour son GP moto et ses petits pingouins. Non, je ne parle pas des VIP qui regardent les motocyclistes, mais des vrais fairy penguins, les plus petits du monde qui se dandinent sur la plage à la tombée de la nuit.
En bons touristes, on s'est rendu à la parade des mignonnes petites bestioles, mais c'est tellement populaire qu'on est assis dans des gradins au bord de la plage avec une procession d'Indiens, de Japonais, d'Allemands et pleins d'autres passeports qui mangent du pop corn et qui chahutent pour mieux voir.
Heureusement, après une confortable nuit en camping sauvage, on s'est rendu au Pinnacles, une impressionnante et dramatique formation rocheuse, qui curieusement, n'attirait pas foule.

.. les Pinacles

De retour à Melbourne, et les déboires avec le portable continuant, j'en ai profité pour revoir de vieux amis qui se trouvaient dans les parages. Ca m'a fait du bien d'être avec des têtes connues, rencontrées à Brisbane ou pour Johannes, aux Whitesundays puis en Nouvelle-Zélande. J'espère qu'il pourra vendre son van avant de repartir en Allemagne. Si vous êtes à Melbourne avant le 21 et cherchez un van de luxe, j'ai l'homme qu'il vous faut ;)

Hanging out in Melbourne - Gonna miss you guys

Et la ville en elle-même n'est pas désagréable : même si elle ambitionne de détrôner Sydney en terme de population d'ici quelques années, j'ai trouvé la circulation très fluide et assez peu encombrée, loin du stress de Sydney CBD. Le centre reste de taille modeste et il est aisé de marcher tout du long, et même jusque dans les suburbs branchés et culturels, comme Fitzroy ou St Kilda. La plage est moins belle que celles qui jalonnent Sydney mais on a pu aussi aller observer les pingouins le long de la jetée, encore mieux que sur Philipp Island. Et même les dauphins sont venus dire bonjour au milieu du port. Un jour magique.

Melbourne

Une fois le MacBook réparé, on a filé le long de la Great Ocean Road avec Claudia, une amie mexicaine rencontrée à Brisbane. Prétendue comme une des plus belles routes côtières du monde, la route s'étire le long de la côte sur 250km, sur l'arrête de la falaise ou au milieu des forêt d'eucalyptus. Sérieusement, on en entend beaucoup parlé et j'avais peur d'être déçu, mais elle est vraiment belle. Au milieu se trouvent les 12 Apôtres, encore des cailloux dans l'eau. On en fait tout un foin mais j'ai presque trouvé les Pinnacles de Phillip Island mieux (et on peut grimper dessus).

2011.05.03_12 Apotres-17

Arrivé au bout, Claudia a du retourner à Melbourne pour commencer ces cours, et moi je me suis retrouvé une nouvelle fois tout seul. Qu'à cela ne tienne, je suis animé de ce désir d'aller voir l'Outback, je sens qu'il m'appelle. Mais comme il est quand même distant d'un ou deux milliers de kilomètres, il a quand même fallu faire un ou deux stops, comme dans les Grampians. Ce parc national fabuleux comporte des montagnes composées de sandstone, qui donne un allure volcanique à la roche. La première fois que j'ai vu la silhouette montagneuse, j'en revenais pas : on aurait dit deux vagues de roche au milieu de la plaine. Me voila au sommet du Mt Sturgeon.

J5 / Auto-portrait : Livin' On The Edge

Comme les noms des montagnes sont parfois un peu compliqué, pour les Mt Zero, Mt Abrupt ou Mt Difficult c'est facile (ah ah), mais pour les autres j'ai du trouver des rappels mnémotechniques. Comme penser à un chirurgien pour le Mt Sturgeon (surgeon en anglais), et pour le Mt Stapylton, ben je vous laisse deviner à quelle blonde je pense…
Cette bonne roche est aussi propice à la grimpe, et à 40km de là se trouve le Mt Arapiles (pas de nom mnémotechnique, je devais regarder sur une carte à chaque fois) qui est LE TEMPLE de la grimpe et du bloc en Australie, avec passé 3000 voies tout autours. Il n'a l'allure que d'un gros caillou, même pas tant haut, mais il est grimpable tout partout. C'est comme ça que je me suis retrouvé, une paire de chausson de location à la main, à trouver des partenaires sur place. Facile, il y a un campsite avec que des grimpeurs. J'ai donc sympathisé avec le groupe international avec qui j'ai fait un peu de bloc, et le lendemain j'ai rencontré Mark, un vieux californien de 61 ans avec qui j'ai fait de la voie.

J7 / Meet a Stranger : Mark

Première pour moi, on grimpe aux coinceurs, et plus haut que les 20m auxquels je suis habitué. C'est donc au milieu de la voie d'échauffement de 56m que je me suis fait assaillir par le facteur "What if" : "mais si le coinceur est mal coincé, mais si jai mal fait mon noeud de 8, mais si Mark m'assure mal…" Ce genre de détail qu'il faut prendre sur soi quoi.
Ensuite on a enchainé avec "Resignation", une superbe, que dis-je, magique voie de 96m en 4 relais. Niveau 15, soit 5+. Mais quand tu te retrouves sur l'arrête au 3e relais, 60m de haut, le bout le plus raide et difficile, c'est l'extase. L'adrénaline pure qui coule dans les veines !
Et l'ascension n'est qu'une partie du fun, la descente en est une autre : une fois en haut, il faut longer la corniche, puis descendre dans une grotte, se faufiler dans un étroit boyau avant de descendre en rappel. Magique je vous dit.

J6 / Lifestyle : A Bloc

Et depuis, je suis reparti. Hier, je suis rentré en South Australia. La frontière était en fait à un angle droit de la route, au milieu de nul part. J'ai jamais vu ça : il y a le panneau "Welcome in South Australia", puis il faut immédiatement prendre la bifurcation à gauche si on ne veut pas se retrouver sur un chemin de gravier.
Pour couronner le tout, ils ont un demi-fuseau de différence : une demi-heure en arrière. Et donc maintenant le soleil se couche à 17h30… C'est nul.
Et vivement que je monte au Nord, au chaud. Ce matin il faisait 5.1°C dans le van. Merci encore les trois sacs de couchage.

R_

2011.05.08_Grampians-12

jeudi 5 mai 2011

Défaillance du Disque Dur, que vaut le SAV d'Apple en voyage ?

2011.04.27_MBP-3
Petite mésaventure qui m'est arrivée au retour de Tasmanie. Une fois à Melbourne, mon MacBook Pro 13" m'a réservé une petite surprise, sans prévenir : après un freezage de l'écran, le redémarrage ne donnait qu'une icône d'un dossier avec un point d'interrogation au milieu.
Sueur froide, une recherche google m'indique une défaillance du disque dur, peut-être plus qu'une panne software et des réparations en vue. Je m'en vais le lendemain à l'Apple Store le plus proche, vous savez ce lieu branché avec plein d'iPad 2, d'iPhones, d'écrans super-lumineux et des vendeurs avec des pantalons slims, des coiffures bizarres et des lunettes de geek. Un peu ceux qui ont loupé l'ECAL en fait. Ou qui n'ont pas trouvé de débouché ensuite. Joke inside, j'aurais préféré faire l'ECAL que l'HEIG-VD...
'fin bref, le mec du Service confirme mes craintes, et m'informe qu'ils vont devoir changer le HDD, veuillez signer là comme quoi on est pas responsable si vos données sont perdues et qu'elles n'ont pas réapparues par magie sur le neuf.

Bon, la bonne nouvelle à ce niveau là c'est que l'ordinateur est à son 11e mois de garantie (l'appareil est enregistré dans la base de donnée Apple, pas besoin de retrouver un foutu papier à la con foutu à la poubelle avec le carton) et que j'ai miraculeusement voyagé en faisant des backups Time Machine sur mon Disque Dur Externe (DDE) de 1To, qui contient également toutes mes photos. Time Machine, je l'avais activé un peu par hasard quand j'étais passé sous Mac, et bien m'en a pris. Ce petit outil bien pratique sauvegarde tout, mais absolument tout ce qu'on fait sur la machine, depuis l'installation de logiciels, la création de fichiers jusqu'à l'historique de navigation. Des fois que vous avez surfé sur des sites cochons et que Time Machine fasse un backup avant que vous ayez effacé l'historique, ben vous êtes fiché, faite gaffe !

Enfin bref, ça m'a permis d'aller visiter les pingouins sur Philipp Islande l'esprit tranquille, sur de retrouver toutes mes datas. 6 jours plus tard (qui comptait 4 jours fériés avec le week-end de Pâques plus l'Anzac Day, qui tombe le lundi de Pâques mais qu'ils ont aussi férié le mardi, malin les Australiens), je suis allé chercher la bête d'aluminium brossé. Les deux Daniel de chez Apple m'ont changé le Disque Dur et j'ai lancé l'OS dans l'Apple Store puis lancé Time Machine pour faire le transfert.
Trente minutes plus tard, je fais peut-être l'erreur qui me coûte 4 jours supplémentaires. Ou c'est cette pomme qui a mal fait son boulot, je le saurais jamais… Toujours est-il, que pris d'impatience, je ferme le couvercle en me disant que je finirais ça plus tard.
Plus tard, j'ouvre le couvercle, mais plus rien ne bouge. Je reboot la machine, et OH MALHEUR ! De nouveau le maudit fichier au point d'interrogation…
Je commence à devenir frustré et remarche les 15 minutes qui me séparent de My Mac, où le gaillard me dit qu'il fallait pas interrompre l'opération, qu'ils sont pas mal occupés mais peuvent jeter un oeil dans 2-3 jours (mais allez vous faire foutre), ou acheter un DVD Snow Leopard pour réinstaller l'OS (mais allez vous faire foutre). Chose que je fais, pour finir, de mauvais gré mais j'ai vraiment envie de partir de Melbourne.
20 minutes plus tard, je suis de retour à l'appart, 40 minutes plus tard je commence sérieusement à fulminer : le Disque Dur n'apparait nul part et donc impossible de réinstaller ou réparer quoi que ce soit !!
C'est bouillonnant que je repart au Store, où c'est qu'il me sort la même rengaine comme quoi ils peuvent rien faire sous quelques jours. Bordel de merde. Moi qu'allait écrire un papier élogieux, vécurent heureux et eurent beaucoup d'enfants.

Au lieu de ça, je vais chercher le van et conduit jusqu'au gros Apple Store de Chadstone, le plus grand Mall de l'état du Victoria. Là bas, le "Genius Bar" est grouillant de monde, les vendeurs sont en bleu Schtroumpf avec la pomme du pêché brodée sur le torse et ont tous iPhone à la main.
Et là-bas, le système est différent, le gros geek à lunette me dit que si je veux qu'un mec du service technique jette un oeil, je dois aller sur un de leur produit avec un écran assez grand pour taper www.apple.com/au/chadstone et remplir le formulaire BZW82-truc pour obtenir un rendez-vous. Un de ses collègues a bien voulu jeter un oeil, et a fini par me remplir le fameux formulaire pour un rendez-vous le lendemain à midi trente. Super, j'ai passé une magnifique journée.

Jeudi, 12h30, une schtroumpfette valide mon rendez vous sur son iPad avant que le mec du service technique m'indique qu'ils vont rechanger le Hard Drive, le câble qui y mène et commander une nouvelle CPU juste au cas où. Coût de l'opération AU$ 999. A un mois prêt, je crois que j'aurais envoyé péter Apple.

Samedi soir, 19h53, le mec du Genius Bar m'indique que je peux chercher la bécane le lendemain matin.
Merci Time Machine qui m'a réinstallé toutes les données. Franchement si ça c'est pas top…